Zéro plastique, seule alternative au plastique

Zéro plastique, seule alternative au plastique

4 mars 2019 0 Par Daniel

Le plastique n’a aucun avenir. Non seulement il pollue et nous empoisonne, détruit le vivant marin, mais on n’arrive pas à le recycler sans polluer… Ma conviction est faite : il faut cesser de produire du plastique !

Reprenons la règle écologique des 3 R – Réduire, Réutiliser, Recycler – et tentons de l’appliquer au plastique. En clair : quand je ne peux pas éviter de produire un produit qui deviendra un déchet (Réduire), je trouve une solution pour sa réutilisation en seconde vie (Réutiliser) et, quand cela n’est pas possible, je recycle la matière qui le compose (Recycler). Dans tous les cas, la case « recycler » est incontournable à la toute fin de vie du produit, ce qui semble bien compliqué pour le plastique…

En effet, dans la revue Alternatives Economiques du mois de mars, sous le titre « Le recyclage à l’épreuve de la pollution », Olivier Guichardaz a enquêté et affirme : « Des quantités significatives de plastiques que nous utilisons sont, en l’état, non recyclables car contaminées, dès la fabrication, par des substances chimiques nocives. » 

 

Les retardateurs de flammes bromés (RFB, qui éviteraient l’inflammation trop rapide du plastique) et les phtalates (qui assouplissent le plastique) sont particulièrement montrés du doigt. Sans parler du PET opaque qui a le vent en poupe, car plus léger donc moins coûteux pour les industriels qui le fabriquent, un plastique qui conditionne le lait et « dont le recyclage n’est aujourd’hui pas possible. » Voir notre sujet du 10 avril 2017 : Le PET opaque contre le tri. Olivier Guichardaz explique que la liste des RFB devrait s’allonger à une liste déjà déclarée « polluants organiques persistants » (POP) par la Convention de Stockholm.

 

« Concrètement, cela veut dire que les fractions de déchets qui en contiennent doivent impérativement être éliminées et non recyclées », poursuit le journaliste qui enterre les procédés industriels de séparation des plastiques bromés des autres plastiques pour faute d’efficacité. Il faut donc incinérer les plastiques bromés des déchets électriques et électroniques, des véhicules hors d’usage, etc., ce qui peut coûter jusqu’à 800 euros la tonne ! A ce tarif, mieux vaut se passer de plastique et imaginer d’autres matières alternatives et non nocives pour notre santé et la planète. C’est ce qu’on appelle l’écoconception !