Bureaux vides éclairés la nuit, animations, publicités et enseignes lumineuses, éclairage public… Le sur-éclairage constitue un gaspillage énergétique coûteux, une pollution visuelle qui menace la santé humaine et la biodiversité. Les pouvoirs publics règlementent. Les associations de l’environnement mènent des campagnes de sensibilisation. La tendance est à la technologie LED.

 

 

ampoules LED écologiquesLED : 70% DES SOURCES D’ÉCLAIRAGE EN 2020

La « fée électricité » a encore frappé ! En anglais, on l’appelle Light Emitting Diode, lampe à diode électroluminescente (LED) dans la langue de Molière. Un composant électronique – électro-optique, pour les connaisseurs – permettant de transformer l’électricité en lumière. Son originalité ? Sa durée de vie « est largement supérieure à celle des autres technologies : jusqu’à 40.000 heures contre 2000 heures pour les lampes halogènes et 8000 heures pour les lampes basse consommation », explique l’Ademe. Les lampes LED sont  plus solides et plus coûteuses que les lampes fluo compactes, avec une efficacité énergétique équivalente. Mais leur prix devrait rapidement baisser, les ventes sont en plein boom : « la part de marché des sources LED pour l’éclairage pourrait atteindre 40% en 2016 et 70% en 2020 », précise l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

 

risques sur les animaux pollution lumineuse« LE MAL OBSCUR DU SUR-ÉCLAIRAGE »

Cette technologie va-t-elle nous permettre de continuer à nous éclairer sans limite ? Temporairement peut-être. Car le sur-éclairage est bien à l’image de nos sociétés de l’hyper consommation. En ville, il faut éclairer les vitrines et les enseignes pour attirer le chaland, surtout en période de crise quand la concurrence devient plus féroce. Les animations lumineuses se développent au moment des périodes festives, pour le plus grand bonheur de nos yeux qui s’écarquillent devant les belles guirlandes. Sans parler des guirlandes des particuliers qui représentent les ¾ de la surconsommation dans les villes au moment de Noël et de l’absurde concours de la plus belle maison illuminée…

 

Mais les lumières de la ville ont des inconvénients majeurs sur le vivant : troubles du sommeil chez les humains, surmortalité chez les insectes nocturnes, oiseaux migrateurs désorientés, animaux nocturnes perturbés… A lire, le très intéressant témoignage  titré « Le mal obscur du sur-éclairage » sur econologie.com.

 

LES CENTRALES THERMIQUES EDF REMISES EN MARCHE !

Paris est la ville lumière par excellence. Le reportage – vidéo de Marie-Jo Sader sur le gaspillage électrique à La Défense  est édifiant. La nuit, après 1H du matin, sur une trentaine de tours observées par Charles-Adrien Louis (cabinet B&L Évolution), plus de 10% de la surface est encore éclairée. Un taux qui monte à près de 30% sur la tour la plus lumineuse !

Vidéo sur la pollution lumineuse du quartier de la Defense

Vidéo sur la pollution lumineuse du quartier de la Defense

 

Pour lutter contre ce gaspillage, l‘association AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT lance chaque automne sa campagne de sensibilisation LE JOUR DE LA NUIT . Stephen Kerckhove, délégué général de l’association, dénonce une « multiplication des points lumineux qui ont un impact sur la consommation d’énergie, mais aussi sur le bilan carbone du kilowattheure électrique, puisque c’est dans ces périodes que EDF est obligée d’utiliser ses centrales thermiques pour suivre les pointes de consommation ». Une action de sensibilisation qui n’a pas été reconduite en 2013. Peut-être parce que les pouvoirs publics ont actionné les leviers du Grenelle de l’environnement ? Le 5 juin 2013, le Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie a précisé les modalités d’application de l’arrêté du 25 janvier 2013, relatif à l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels afin de réduire les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie. Il impose au 1er juillet 2013 aux bureaux et commerces d’éteindre leurs éclairages intérieurs 1H après leur fin d’occupation, de faire le noir extérieur dès 1H du matin, comme le sont depuis juillet 2012 les publicités et enseignes lumineuses. Les périmètres d’éclairage sont réduits.

 

Illuminations des champs elyséesCHAMPS ÉLYSÉES : DE 480.000 À 38.000 KWH !

On ne s’en plaindra pas : le gaspillage électrique a pris du plomb dans l’aile. La crise économique impose aux particuliers et aux collectivités à faire de plus en plus attention à leurs dépenses, les campagnes de sensibilisation semblent faire mouche, tandis que le gouvernement s’active. Des effets conjugués qui, avec l’apport du LED, portent leurs fruits. Dans un autre reportage – vidéo , Marie-Jo Sader a rencontré Edouard Lefebvre, délégué général du Comité Champs Élysées. Responsable des illuminations de la plus belle avenue du monde, il explique que la consommation est passée de 480.000 kilowatts-heure en 2006 à 38.000 kilowatts-heure aujourd’hui ! « Depuis 2011, nous compensons cette consommation par une production dans une centrale solaire Thémis dans les Pyrénées orientales », explique le délégué.

 

lampe LED PRIMUSLa lutte contre le sur-éclairage n’est pas gagnée, loin de là, mais elle s’engage dans la bonne voie. La technologie LED est un bon outil pour agir. On la retrouve ainsi chez UN BUREAU SUR LA TERRE qui commercialise des lampes de bureau de haute qualité environnementale et très design. Sans oublier les ampoules à économie d’énergie Mégaman ou la minuterie mécanique qui permet de programmer l’arrêt et la mise en marche de tous vos appareils électriques. Économies garanties !

 

 

Daniel LACAILLE

 

 

 

 

 

 

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