Le Développement Durable face à la crise économique : ne baissons pas les bras !

23 juillet 2012 0 Par Daniel


PLanete-terre-monnaieL’écologie n’est pas une variable d’ajustement face à la crise, mais une solution durable pour notre avenir. Un devoir moral absolu.

Avec la crise, l’écologie est devenue une variable d’ajustement, une ligne budgétaire facile à supprimer… Comme si la planète, notre cadre de vie et finalement notre santé – si faciles à détruire – étaient quantités négligeables.
Au niveau international, cela se traduit par les échecs des conférences de Copenhague puis de Rio.
Au niveau européen, ce sont des pans entiers de nos industries qui s’effritent face au dumping social et environnemental de pays peu soucieux des hommes et de leur cadre de vie.
Au niveau local, c’est la déception du Grenelle de l’Environnement, le manque d’incitations pour les produits propres, l’inertie face à l’urgence de la conversion écologique de l’économie…

Ces tentations pour la facilité s’expriment souvent par le besoin de “faire des économies”… La belle affaire !
Il faudrait plutôt parler de notre manque de courage, de nos petits calculs financiers à court terme, de nos grands profits… Comme on glisse la poussière sous le tapis, la tête détournée, en se disant que quelqu’un d’autre s’en chargera et paiera l’addition quand il faudra faire le ménage. Nos enfants, par exemple…

Pourtant, la réalité est bien là sous nos yeux… La planète n’en peut plus ! Nous n’en pouvons plus !
C’est ce qu’exprime le célèbre glaciologue Claude Lorius dans son admirable ouvrage “Voyage dans l’anthropocène” : “La Terre que nous habitons est aujourd’hui confrontée à quelque chose d’entièrement nouveau, à un danger qu’elle n’attendait pas, que nous n’attendions pas : la prolifération d’une espèce endémique et invasive dont l’influence a aujourd’hui transformé l’atmosphère, ravagé l’hydrosphère, décimé la biosphère et modifié la lithosphère : nous”.

Développement Durable face à la crise ne baissons pas les bras

 

D’autres, sages mais actifs et indignés, sonnent déjà l’alerte depuis si longtemps que l’on s’habitue à leur cris.
Comme Edgar Morin : “Le probable est la désintégration. L’improbable, mais possible, est la métamorphose”.
Ou ce chef indien dont j’ai oublié le nom : “En crachant sur la Terre, nous crachons sur nous – même”.

C’est donc d’action dont nous avons besoin, “d’avancer pour ne pas tomber” (Albert Einstein).
“Les plus grands voyages commencent par le premier pas”, nous éclaire le poète Abd Al Malik.
Et je laisserai la parole finale au marcheur du désert Théodore Monod : “Le peu, le très peu que l’on peut faire, il faut le faire quand même”.

C’est ce que UN BUREAU SUR LA TERRE tente de faire, modestement, mais le fait quand même. Avec vous !
Ne baissons pas les bras !

D. Lacaille I.Brehaut
unbureausurlaterre.com