Journée mondiale de la protection de la couche d’ozone : où en est-on ?

14 septembre 2012 0 Par Daniel

Evolution du trou de la couche d'ozone de 1982 à 2012

Depuis 1994, le 16 septembre est la journée mondiale de la protection de la couche d’ozone. Cela fait quelques temps qu’on entend beaucoup moins parler du célèbre trou qui faisait la une des médias dans les années 90. En marge de la conférence environnementale d’aujourd’hui et demain (14-15 septembre 2012), il nous a semblé opportun de faire le point sur ce problème écologique majeur du XXème siècle car beaucoup de gens imaginent que nous sommes sortis d’affaire et qu’il est en passe de se refermer. Or, en 2011, le trou dans la couche d’ozone a atteint des valeurs record dans l’Arctique, avec une perte de 80% de l’ozone.

 

Le protocole de Montréal : une réelle avancée environnementale

 

Il est pourtant vrai que le monde écologiste avait respiré lorsque le protocole de Montréal, qui préconise une diminution des émissions de 50 % en 10 ans, avait été ratifié de façon universelle (196 pays signataires) en 1987. Ce qui en fait d’ailleurs le premier traité environnemental à atteindre ce statut. D’ailleurs, la production de chlorofluorocarbures (CFC) est désormais interdite dans tous ces pays depuis 2010 et grâce à cet accord international, la couche d’ozone en dehors des régions polaires devrait revenir à son niveau d’avant 1980 aux alentours de 2030-2040 d’après l’évaluation scientifique OMMPNUE de l’appauvrissement de la couche d’ozone. En revanche, le  trou dans la couche d’ozone qui se forme chaque printemps au-dessus de l’Antarctique est un phénomène qui devrait persister jusque vers 2045-2060, tandis qu’au-dessus de l’Arctique, le retour à la normale interviendra probablement 10 à 20 ans plus tôt.

 

 

Mais une réalité qui appelle à la vigilance

Cependant, la réalité est moins optimiste : le trou se referme moins vite que prévu. Peut-être en raison d’une production illicite de CFC dans certains pays mais il semblerait que l’effet de serre en soit le principale cause. Paradoxalement, les basses couches de l’atmosphère se réchauffant, les hautes couches se refroidissent et le froid intensifie les réactions chimiques à l’origine de la destruction de l’ozone.

Les gaz choisis pour remplacer les CFC, les hydrochlorofluorocarbures, s’ils ne contribuent pas directement à la destruction de la couche d’ozone favorisent grandement l’effet de serre et contribuent par là-même au ralentissement de la résorption du trou. Il est prévu de les éliminer d’ici 2020 à 2040 et leur sera gelée en 2013 à son niveau de 2009-2010.

Nous n’avons pas trouvé, à ce jour quels produits sont prévus pour les remplacer.

 

Pour voir le trou dans la couche d’ozone en temps réel : http://ozonewatch.gsfc.nasa.gov/