Gaz de schistes : forte mobilisation pour la journée mondiale contre la fracturation hydraulique

25 septembre 2012 0 Par Daniel

Manifestation anti-gaz de schistes Plusieurs manifestations anti-gaz de schistes ont eu lieu ce 22 septembre, journée mondiale contre la fracturation hydraulique, en dépit des annonces de rejet des 7 permis en cours.

 

Le rejet des 7 permis par fracturation hydraulique : un arbre qui cache la forêt ?

Les propos de président lors de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre auraient pu faire faiblir la mobilisation des anti-gaz de schistes. Il a en effet à cette occasion opposé un veto aux les 7 demandes de permis d’extraction en cours en rappelant qu’il n’y avait aucune preuve de l’inoffensivité de l’extraction par fracturation hydraulique.

 

Cependant, les associations anti- gaz de schistes, si elles ont salué la décision, n’ont pas été dupes et ont maintenu leur mobilisation pour samedi 22 septembre. Car l’enjeu est de taille ! Selon le collectif Ile-de-France, il resterait au total en France une trentaine de demandes et une soixantaine de permis déjà accordés.

 

 

La France serait le plus gros gisement d’Europe de gaz de schistes

Plusieurs régions sont particulièrement touchées.

En Seine-et-Marne, entre 400 et 500 personnes se sont rassemblées pour protester contre l’exploration du gaz de schiste, selon un journaliste de l’AFP, « 600 », selon les organisateurs de l’opération.

« Malgré les déclarations du chef de l’Etat, les permis d’exploration et d’exploitation pour les gaz et pétrole de schiste déjà accordés sont nombreux. Les travaux commencent à l’automne prochain, en Seine-et-Marne », expliquent dans un communiqué les collectifs citoyens qui ont organisé ces manifestations.

Dans ce département, sept communes sont concernées par des forages prévus en novembre dans le cadre de plusieurs permis d’exploration d’hydrocarbures.

Autre lieu géographique, le permis d’exploration sur le bassin d’Alès (Gard), qui touche le Gard et l’Ardèche, soit un territoire de 215 km2, détenu par la société MouvOil. C’est celui que redoutent les très nombreux militants et élus mobilisés depuis plusieurs mois. « Nous ne sommes pas dupes, poursuit Guillaume Vermorel, du collectif 07. MouvOil a classé sa demande en « hydrocarbure classique » pour avoir l’autorisation. Mais, le document précise qu’ils vont chercher à 2 400 mètres de profondeur, c’est-à-dire dans la roche-mère, là où se trouvent les gaz de schiste. »

Il est d’autant plus en colère que l’annonce présidentielle n’a d’autre objectif, selon lui, que de casser la mobilisation.

 

 

Une chose est sûre, les gaz de schistes vont encore faire parler d’eux…