greenwashingSelon Green IT, depuis 2009, le nombre de produits qui s’affichent écologiques a augmenté de 73 % . Et 95 % d’entre-eux commettent au moins un des “7 pêchés du greenwashing” !

 

Oui, il ne suffit pas de s’inscrire dans une démarche réelle de respect de l’environnement pour ne pas faire du greenwashing… car cela concerne essentiellement de la façon dont on communique sur le produit. Même bien intentionné, on peut facilement “greenwasher” sans s’en rendre compte…

 

 

Quelles sont les pratiques de communication derrière le greenwashing ?

1. Le vrai mensonge.

Ici, aucun doute, le produit n’a rien d’écologique et la démarche environnementale vantée n’existe pas. Peu d’entreprises se risquent à l’exercice.

 

2. La promesse disproportionnée ou l’arbre qui cache la forêt.

Logo renault eco2Le produit a un intérêt écologique, par exemple, il consomme moins d’énergie qu’avant, mais il reste globalement mauvais pour l’environnement. C’est le cas des voitures Renault sur lesquelles ont peut voir le sigle “Eco2”. Moins gourmandes en énergie que les autres, elles restent tout de même l’une des principales causes d’émissions de co2 sur la planète…

 

3. Des mots vagues ou des information insuffisantes

L’adjectif “vert” est mentionné par exemple sans que l’on sache vraiment pourquoi ou le préfixe “eco”, qui peut signifier “économique”.

 

4. Une image trop suggestive.Mac-Do-greenwashing

Il peut s’agir d’une couleur verte utilisée, une feuille d’arbre ajoutée dans le logo, alors que le produit ne possède que peu de vertus écologiques. Le cas typique le plus populaire sont les restaurants Mc-Do dont le logo a été relooké avec un fond vert en France.

 

 

 

5. Le label auto-décerné.label auto-décerné

Ce cas est peut-être l’un des plus courant. Le label écologique est en fait un label que l’entreprise se décerne d’après ses propres contrôles, sans aucun recours à un organisme reconnu compétent et surtout, indépendant. Résultant le plus souvent d’une vraie intention d’amélioration, le label auto-décerné ouvre malheureusement la porte aux fausses déclarations et menace à terme l’écologie.
 

6. L’absence de preuves.

Cas très fréquent également, l’entreprise “oublie” de mentionner les chiffres prouvant que son produit est bien écologique : résultats de tests, comparaison entre produits etc. Cela ne veut pas forcément dire que les chiffres n’existent pas mais simplement qu’ils ne sont pas mentionnés. Les preuves devraient être une mention obligatoire dans toute communication sur un produit pour éviter qu’un produit non écologique puisse s’afficher comme tel.

 

7. La fausse exclusivité.

L’intérêt écologique est particulièrement mis en avant alors que la loi oblige tous les produits ou services similaires à l’adopter, ou alors que tous les concurrents le font déjà .

 

Guide anti-greenwashing de l'ADEME

Guide anti-greenwashing de l’ADEME

Pour évaluer votre campagne de communication, l’ADEME a mis en ligne un guide anti-greenwashing avec les grands principes du greenwashing, les étapes à suivre pour l’éviter ainsi que des tests d’auto-évaluation :   antigreenwashing.ademe.fr

 

 

 

 

Vous pouvez ajouter un commentaire, ou un rétrolien depuis votre propre site.

Ajouter un commentaire