Cloud computing : des choix énergétiques déterminants pour l’avenir

4 mai 2012 0 Par Daniel

Cloud computing écologiqueLa dématérialisation de notre façon de consommer, communiquer et même travailler n’est pas sans conséquence sur notre vie réelle. Greenpeace, dans son rapport « Votre cloud est-il net ? » a passé au cribble les choix énergétiques de 14 géants du Net. Car les investissements d’aujourd’hui détermineront les répercussions sur notre planète de demain.

 

 

De beaux nuages de données, mais dans de vrais ordinateurs très gourmandsDatacenter

En effet, avec l’arrivée des réseaux sociaux, vidéos en ligne, la gestion de projet et de documents professionnels en ligne… l’avenir est au « cloud computing« , c’est à dire l’hébergement de données en ligne. Et selon Greenpeace, La quantité de données numériques circulant sur le Net devrait être multipliée par 50 d’ici à 2020.

Si les termes de numérique et de cloud renvoient à une notion plutôt abstraite et plaisante de virtuel dans le ciel, la réalité est un peu moins poétique. Toutes ces données sont en fait stockées dans des « data centers » (centres de données), de très gros ordinateurs extrêmement énergivores. Certains d’entre-eux consommeraient l’équivalent de 250 000 foyers européens.

 

Une implantation déterminante des data centers

Outre la quantité d’énergie importante nécessaire pour alimenter des cloud, le choix de leur implantation n’est pas non plus sans conséquence. L’importance du climat (plutôt froid pour éviter les surchauffes) et la position géographique sont déterminants pour alimenter les pays occidentaux. Certaines régions accueillent de nombreux data centers, comme la Caroline du Nord, ce qui a des répercussions considérables sur la demande en énergie et la gestion du réseau. Selon Greenpeace,  » Si rien n’est fait pour contrer cette tendance, il sera de plus en plus difficile de réorienter les investissements et de proposer aux collectivités voisines des sources d’électricité non polluantes. ».

Implantation des data centers de google dans le monde 2012

Implantation des data centers de google dans le monde

Ailleurs, ce n’est pas mieux, dans certains pays comme l’Inde, la demande en gasoil a augmenté, afin de combler les besoins toujours plus grands des groupes électrogènes qui alimentent les data centers !

Une prise de conscience des enjeux énergétiques par les géants du web

Data center facebook Lulea suede ecologique

Le data center "Lulea" de facebook implanté en Suède inauguré en octobre 2011 alimenté par une centrale hydrolique proche


Cependant, dans son rapport, Greenpeace fait aussi état d’une bonne prise de conscience des géants du Net. Ceux-ci ont déjà déployé beaucoup d’efforts pour réduire leur consommation d’énergie. Effectivement, les data centers sont moins gourmands mais comme la demande grandit de façon exponentielle, le problème reste toutefois entier.

Mais le recours aux énergies propres est dans la tendance de ces géants. A l’instar de Facebook que Greenpeace appelle « l’ami des énergies renouvelables » depuis qu’il a construit un data center en Suède refroidi naturellement grâce au climat particulièrement froid et alimenté par une centrale hydroélectrique proche.  Mais ce sont surtout Yahoo et Google, qui font figure de très bons élèves auprès de l’association écologiste grâce à leur politique de développement qui donne la priorité aux énergies renouvelables et « soutiennent de plus en plus activement les politiques favorables à l’augmentation des investissements dans les énergies propres ».

A l’opposé de ces trois exemples, trois autres sont épinglés  : Amazon, Apple et Microsoft qui continuent d’alimenter leurs data centers au charbon ou au nucléaire malgré leur forte croissance.

Des conclusions à relativiser toutefois pour Apple qui, dernièrement, en réponse à ce rapport, a décidé la construction d’un datacenter « propre » en Oregon, alimenté à 100% par de l’énergie solaire.

 

Voici les résultats du rapport « Votre cloud est-il net ? » de Greenpeace :

Résultats du rapport de Greenpeace cloud computing énergie

Résultats du rapport de Greenpeace "Votre Cloud est-il net ?" sur les choix énergétiques de 14 géants du web (facebook, yahoo, google, amazon, apple et microsoft notamment)

 

 

 

Et Pour en savoir plus, lire :

 

A noter :

Chez Un bureau sur la terre, nous avons fait le choix, pour l‘hébergement de notre blog d’une solution verte. Voici un mot de notre hébergeur, 1&1 : « Nos centres de données sont  » alimentés en électricité provenant de centrales hydrauliques en Norvège. Dans ce cadre, l’énergie que nous  est certifiée d’origine renouvelable par l’organisme de certification indépendant allemand TÜV Süd.

« L’objectif n’est pas seulement d’utiliser de l’énergie propre, mais aussi de consommer moins d’énergie », précise Henning Kettler, membre du Directoire de 1&1. « C’est la raison pour laquelle nous utilisons depuis quelques années des blocs d’alimentation très efficaces avec moins de 20 % de déperdition thermique, et renonçons à certains composants accessoires pour nos serveurs.
De plus, à partir d’une température extérieure de 10°C, nous rafraîchissons notre centre de données à l’aide de refroidisseurs qui utilisent des compresseurs peu consommateurs d’énergie.»

Le choix des logiciels contribue aussi à économiser de l’énergie. En effet, 1&1 a développé son propre système d’exploitation basé sur une distribution Linux afin que les ressources des serveurs soient gérées plus efficacement. »